divers

Dimanche 28 septembre 2008
Il faut bien commencer par quelque chose, mettre des points, parfois sur les "i", et se jeter à l'eau, vaste océan de mots.

Cet espace d'écriture tient à présenter simplement à la vue de tous, enfin de celui qui passe sans doute par hasard ici, les textes rassemblés et mis en commun de deux amis Pom et Papillonne.

Les styles sont en pleine croissance et maturité, ils changent, ils se forgent, ils murissent.

Les récits qui suivront sont d'un des auteurs ou parfois des deux à la fois. Les genres comme la plume sont inévitablement variés et divers suivant "l'auteur".

Lisez, commentez, dites ce que vous avez aimé, ce qui vous a dérangé, ce qui vous a  fait vous envoler...on peut toujours rêver...c'est après tout notre maître mot.


Bonne lecture.

Pom&Papillonne.


"Tout est dit et l'on vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu'il y a des hommes et qui pensent. Sur ce qui concerne les moeurs, le plus beau et le meilleur est enlevé; l'on ne fait que glaner après les anciens et les habiles d'entre les modernes."
- Caractère 1, Des ouvrages de l'esprit, Les Caractères, La Bruyère.




Par Pom&Papillone
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Mardi 30 septembre 2008

Le Petit Chaperon Rouge Actualisé 2005

 

 

            Il était une fois une petite fille qui portait toujours un manteau rouge lorsqu’elle se promenait dans la forêt, c’est pourquoi on l’appelait, Le Petit Chaperon Rouge. Un jour, sa maman lui demanda d’aller porter un panier de gourmandises à sa mère-grand clouée au lit par une flemmingite aigue. La jeune effrontée désobéit à sa maman en parlant au premier jeune homme qui passa. Il était plus vieux qu’elle mais ses yeux pétillèrent en découvrant ce charmant brun à la peau mâte et au corps d’athlète, voire de mannequin. Elle replaça ses cheveux, les fit voler au vent, se tint  bien droite, essaya de se grandir en allongeant le cou et leva bien haut le menton. Elle corrigea sa démarche en balançant ses fesses alternativement à gauche, puis à droite. Le jeune homme qui sifflait « promenons-nous dans les bois pendant que le dragueur est là.. » ♪, émit un nouveau son comme lorsqu’on hèle une demoiselle à notre goût. Il avait, donc, bien remarqué la jeune fille toute vêtue de rouge, la couleur de l’amour et de la passion.  Il lui tint, alors, à peu près ce langage : « Hey toi ! Tu sais que tu es très mignonne ? 

-          Oui je sais, on me le dit sans arrêt, répondit-elle aussitôt, les paupières papillonnantes.

-          Mais où vas-tu avec ton panier garni ? fit-il en louchant sur les galettes et les confitures. Tu n’as pas peur d’aller dans les bois seule ? Ce n’est pas un lieu pour les petites filles.

-          Mais je ne suis pas toute seule, puisque tu es là, répliqua-t-elle d’un air malicieux. Et si tu veux tout savoir, j’apporte le goûter de mère-grand puisqu’elle n’a pas le courage de faire quoi que ce soit. C’est une vraie loque ces derniers temps. Bref, soupira la jeune effrontée. Et toi, que fais-tu ici ?

-          Ben moi, je me promène et j’ai promis des fraises à ma bien aimée. Elle a une terrible envie de fraises ces derniers temps, dit-il songeur.

Le Chaperon Rouge, tout déçu, baissa la tête et fit la moue : « Alors tu n’es pas célibataire… ».

-          Eh non, et je ne le suis jamais très longtemps ! fit-il fièrement. Allez ne sois pas déçue, tu es jeune et pas assez formée à mon goût. Va, ta mère-grand va s’inquiéter si tu tardes trop et moi je vais cueillir des fraises avant que ma bien aimée ne s’impatiente, finit-il ».

Comme tout charmeur qui se respecte, le jeune homme soigna sa sortie, il fit un saut périlleux au dessus du Chaperon Rouge, se retourna une fois retombé sur ses pieds, lui fit un clin d’œil et continua son chemin. Très impressionnée et ayant déjà oubliée sa déception, la fillette applaudit vivement et sourit de toutes ses dents. Très honorée du spectacle que ce prince lui avait offert, elle repartit toute guillerette et se mit à siffler le même air qu’il entonnait précédemment.

            Lorsqu’elle arriva à la maison de sa mère-grand, elle trouva la porte d’entrée entrebâillée et entendit une voix familière. La personne à qui elle appartenait chantonnait et gloussait. La jeune fille s’approcha doucement et poussa lentement la porte, qui pour une fois, et heureusement, ne grinçait pas. Elle aperçut alors sa mère-grand dans son lit, vêtue d’une nuisette de satin bleue nuit. Cette dernière se → caressait la jambe comme pour vérifier son épilation. Elle ne cessait  de rire. La petite fille qui n’y comprenait rien, entra et ne put que prononcer : « Mère-grand… ? » Celle-ci, étonnée, remonta le drap sur elle et replaça les bretelles de sa nuisette sur ses épaules : « Oh ma chérie, mais que viens-tu faire ici ? Je ne m’attendais pas à te voir, dit-elle étonnée mais pourtant enjouée.

-          Ben… euh…, bégaya la petite fille, on ne te voyait plus squatter à la maison, alors maman s’est dit que tu devais être fatiguée. Elle m’a donc, demandé de goûter avec toi.

-          Ah chouette ! Ca c’est une bonne idée, j’au une faim de loup ! Mmh, tu as apporté une galette et de la confiture ! J’espère que c’est de la confiture de fraises ! En ce moment j’ai une de ces envies de fraises ! C’est incroyable ! »

Le Chaperon Rouge et sa mère-grand se mirent alors à manger. La jeune fille n’osa demander quoi que ce soit à sa mère-grand qui dévorait la galette et trempait sans cesse son doigt dans le pot de confiture. Elle lui semblait si étrangère ce jour là. Soudain, elle entendit des pas puis une voix d’homme : « Chérie Choux, je suis de retour, j’ai trouvé plein de fraises, tu vas te régaler ! » La vieille femme leva la tête et écarquilla grand les yeux, puis elle croisa le regard de sa petite fille et se mit à rougir. L’homme entra et s’avança vers les deux femmes. Le Chaperon Rouge bouche bée, faillit s’évanouir. C’était le beau jeune homme rencontré dans la forêt qui était entré et sa bien aimée était sa grand-mère.

« Mais… euh… t’as un petit copain mère-grand ?

-          Eh oui, comme tu vois, fit-elle gênée mais ravie, euphorique.

-          Et c’est ma mère-grand t’as petite copine ? demanda-t-elle tant bien que mal au beau jeune homme.

-          Ouep ! répondit-il pas peu fier.

-          Mais elle est vieille, toute ridée et fauchée ! s’indigna-t-elle.

-          Eh ! Ma chérie je suis aussi ta grand-mère, ne l’oublie pas, un tout petit peu de respect je te prie.

-          Chérie Choux n’est peut-être plus très jeune mais elle est encore très dynamique et inventive, ajouta-t-il, les yeux brillants de malice.

-          Et vous êtes heureux ?

-          Comblés, répondirent-ils en cœur.

-          Alors je dois vous laisser.

-          …, ils acquiescèrent par un hochement de tête. »

La petite fille se dirigea, alors, vers la porte, toute penaude. Sa mère-grand lui dit tout de même : « Ma chérie, cela est un secret qui dois rester entre nous trois, d’accord ? » Le Petit Chaperon Rouge ferma la porte et rebroussa chemin. Toutes les images de ses rencontres et découvertes faites dans la journée défilèrent dans sa tête. Soudain, elle comprit d’où venait son effronterie, pas de sa mère très droite, sérieuse et même fade, mais de sa mère-grand. C’était un sacré numéro !

 

 

 

C.R Papillonne.

Par Pom&Papillone
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Samedi 25 octobre 2008
Petit message pour avertir que les différents textes postés ici ne sont pas classé chronologiquement et sont (pour les poèmes) extraits de leur receuil.

les textes s'étalent de 2004 à 2008.
Par Pom&Papillone
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Mercredi 21 janvier 2009

« Mamie. Comment vous êtes vous rencontrez papi et toi ?

- Ah…à un bal. Tu sais on était tous les deux des enfants de paysans, et on travaillait dans des familles différentes. Lui il faisait les jardins, et moi je faisais des ménages. »

 

 

Le 28 octobre 1996,

 juste au dessus de toi.

 

Ma Petite Emeline,

 

 

Voici près de six mois que je vous ai quitté, toi, ta maman, ta grand-mère, et tout le reste de la famille. Nous le savions tous, nous savions tous que j’allais m’en aller. J’étais encore jeune, mais malade, atteint du cancer de la prostate. Ta maman ne te l’a pas caché, ni à toi, ni à ton frère. Vous êtes encore tous deux petits, c’est peut-être pour cela qu’elle vous l’a dit, pensant que vous ne comprendriez pas, pensant, que trop jeunes, vous ne vous rendriez pas compte de l’importance qu’on accorde à la maladie et à la mort.  On en accorde trop. On a trop peur de la mort, on l’appréhende trop, mais peut-être, ne l’ai-je pas assez crainte. J’ai continué à fumer et à boire mon Martini en apéritif, entre autres. Je sais, ce sont de vilains défauts que je n’ai pas essayé de corriger. Mais ils font parti de moi, et par conséquent, font de moi, faisaient de moi, un homme difficile.

 

« Ah je pourrais te montrer le trou qu’il a fait dans la table avec le couteau, me dit mamie. »

 

Cependant auprès de toi, et de mes autres petits enfants, je me sentais être un bon grand-père. En tout cas, je vous ai aimé très fort, et vous aime encore beaucoup. Je ressens pour vous une si grande tendresse… ! J’avais besoin de rattraper ma rudesse envers mes enfants auprès de vous, les enfants de mes enfants. Vous êtes si beaux avec vos petits visages tous ronds, vos petites mains, et pieds encore potelés. Eh toi  Ma Saloperie, fillette pleine de malice, quelle chipie tu fais ! J’ai l’impression de revoir ta mère. Tu ressembles à ton père, bien que tu aies gardé mes yeux, et la bouche de ta mère, mais tu as son caractère. Tu sauras te débrouiller ! Ta maman a beaucoup de cran. A 15 ans, elle m’a souvent tenu tête alors que j’avais trop bu, alors que j’étais dans une colère folle. Elle a toujours défendu son frère, avec ta grand-mère, mais c’est toujours ta maman qui m’a dissuadé de continuer à le tourmenter, pour la journée. Elles auraient dû me laisser faire. Il m’aurait peut-être détesté, méprisé mais il se serait sûrement battu pour me donner tort, pour se débrouiller seul, pour devenir un homme qui agit, et non qui subit, ou qui profite. Ta grand-mère est trop bonne. Elle l’est trop avec ton oncle, et  l’a trop été avec moi, surtout avec moi. Et j’en ai profité, pour elle aussi, la malmener. Je lui ai souvent mal parlé, en fait, j’ai souvent trop bu. Mais je l’ai beaucoup aimé, j’ai également encore beaucoup de tendresse pour elle, seulement, je ne suis plus auprès d’elle pour la lui témoigner. J’ai énormément d’estime pour ta grand-mère, pour mon épouse, qui malgré mes sautes d’humeur, est restée auprès de moi, m’a supporté, et m’a respecté ; aimé aussi, un amour que je n’ai pas su cultiver. Elle est restée à mes côtés alors que je mourais, alors que je diminuais, alors que je me consumais, la cigarette s’échappant de mes doigts trop faibles pour la serrer. Elle a supporté me voir m’affaiblir, elle a supporté mon image, mon apparence de fantôme, mon souffle bruyant, mon odeur de malade. Je me suis bien rendu compte qu’elle m’a toujours supporté et accepté, donc, oui c’est sûr, elle m’a aimé.

 

Désormais il ne vous reste plus que des souvenirs. Les bons et mauvais moments passés ensemble. Les Noël et anniversaires vécus avec si bonne humeur. Comme tu aimes te déguiser ! Quels spectacles tu nous as offert avec ton déguisement de clown, et ta trompette tonitruante, celui de sirène, et tant d’autres ! C’est surprenant de te voir parfois calme, et parfois si excitée, enjouée, pleine de vie. Garde cette joie en toi, cet entrain, cela te va si bien.

 

Ces derniers temps, d’où je suis, je ne t’ai pas vu toujours gaie. Tu as beaucoup pleuré. Tu as beaucoup pleuré pour ma mort ou pour la tristesse de ta maman. Vous m’avez toutes touché. Toi aussi tu as du cran, je t’ai vu venir jeter un coup d’œil dans la chambre, sur le lit où je reposais habillé et maquillé avant d’être installé dans un cercueil. Les croque-morts m’ont fait un teint horriblement pâle et jaune. Cela t’a marqué, peut-être même choqué. Je sais pourquoi tu as fait ça. Tu voulais montrer à tes grands cousins que toi, petite fille de huit ans tu avais le courage de venir me voir, moi, ou plutôt mon corps sans vie. Merci. Mais ne t’en fais pas, j’ai ressenti pendant que je vivais, ou lors de l’enterrement, et au fil du temps, en vous observant d’ici, qui m’aimait ou m’avait réellement aimé.

 

Tu étais inconsolable durant la cérémonie. La famille en était presque irritée, mais tu avais tout à fait le droit de pleurer, tout comme ta maman, tout comme ta grand-mère, tout comme les autres. Je ne sais pas si je valais tant de larmes mais elles me touchent profondément. Ainsi, tous les soirs, quelle peine ai-je ressenti en te voyant pleurer dans ton lit avant de t’endormir, en pensant à moi ! Merci. Moi aussi je t’aime très fort. Crois-moi, s’il se pouvait que nous nous rencontrions sur Terre, que nous nous croisions, je te reconnaîtrais, et ne te regarderais pas avec le regard si dur que tu as vu sur le visage de cet homme qui a habité ton rêve, ton mauvais rêve. Il me ressemblait étrangement, mais tu as su comprendre qu’il ne s’agissait pas de moi. Je ne t’aurais pas évité, je ne t’aurais pas regardé avec tant de sévérité, non, je t’aurais prise dans mes bras comme sur la photo que ta maman a rangé dans la boîte où elle rassemble beaucoup d’autres souvenirs. Je suis sûr que tu la retrouveras.  

 

Plusieurs mois sont passés, et je suis apaisé de constater que les soirs durant lesquels tu pleures sont de plus en plus espacés. Comment expliquer cette tristesse alors que nous n’avons pas eu le temps de vraiment nous connaître ? Tu verras, au fur et à mesure tu prendras conscience de mes défauts, de ceux dont je t’ai parlé plus haut. Ta grand-mère et ta maman en parleront, c’est sûr, et tout comme elles ne t’ont pas caché ma maladie, elles ne baisseront pas non plus la voix pour dire que j’étais parfois terrible. J’espère seulement qu’elles ne retiendront pas que cela.

 

« Oui mais il avait bien des qualités quand même non ? Pourquoi tu l’aimais ?

- Oui bien sûr. Tu sais, ton grand-père était très droit. Il faisait les choses bien. Il était consciencieux dans ce qu’il faisait, et courageux. Il n’était pas fainéant. Il était vaillant, oui. C’est ce que j’admirais beaucoup chez lui. »

 

Nous ne nous connaissons pas beaucoup Ma Grande mais je te regarderai grandir, comme si je veillais sur toi, et tu apprendras à me connaître au fur et à mesure, quand les langues se délieront à mon sujet, petit à petit.

 

Ma Petite Emeline, je tenais à t’écrire cette lettre pour témoigner de mon passage sur cette boule bleue, ainsi que de mon absence, et surtout de mon amour, de l’existence de mon cœur qui a été, et qui perdure, j’en suis sûr en chacun de vous, en mes enfants, et mes petits enfants. A toi j’écris cette lettre car, aussi étrange qu’elle puisse paraître et qu’elle apparaîtra, je te crois capable de comprendre en la possibilité de son existence, et tu as et auras assez de sensibilité, mais pas trop de raison pour ne pas trouver cette lettre insensée. Elle te parviendra par la poste, un jour, dans plusieurs années pour que tu puisses comprendre chacun de mes mots et chacune de mes insinuations.

 

« Excusez moi mesdames, oh je suis vraiment confuse, mais pouvez-vous me dire quel jour on est ? demande encore une fois la voisine, la si gentille voisine, qui perd aujourd’hui la tête.

-          On est vendredi 21 avril 2006, vendredi 21, répond et répète mamie.

-          Vendredi 21, d’accord, merci beaucoup, excusez-moi encore… »

 

Enfin, souviens-toi que je ne suis pas très loin, ou plutôt, disons, pas si loin. Souviens-toi que je resterai attentif à ta vie, à vos vies. Rappelle-toi du jour de l’enterrement, au déjeuner. Vous étiez tous à table dans la véranda à discuter, de bon cœur, lorsque la porte de la chambre s’est ouverte, en grinçant légèrement. Soudain le silence s’est installé, et je crois que c’est ton oncle Régis, mon beau fils, qui a prétendu qu’il s’agissait de mon fantôme, avec une pointe d’humour. Un peu mal à l’aise, vous avez tout de même tous souri et approuvé comme par soulagement. Ta petite cousine Hélène, a alors demandé où j’étais, ses parents lui ont dit « au ciel ». La petite n’était pas sûre de comprendre, mais toi, tu as compris que j’étais tout simplement et bêtement mort, et que je ne reviendrai pas, du moins, pas physiquement.  Eh bien, lors de ce déjeuner, vous aviez tous compris. J’étais parti mais ce n’était pas si grave, après tout j’étais un peu je m’enfoutiste et prenais les choses à la légère, avec humour. C’est dans cet esprit que vous avez déjeuné ensemble, même si vous essayiez de ravaler vos larmes. Et ma forte personnalité, mon fort caractère, seraient toujours là, soit en vous, soit dans l’odeur de la maison,  celle-ci également empreinte de ma malice.

 

Désormais, je peux te dire au revoir Ma Grande. Et merci, de tout ton amour. Il valait bien ces quelques lignes, ces quelques explications, sur ton papi.

 

Je t’embrasse bien fort.

 

 

Papi Jean.

 

 

« Je me souviens au bal, sa façon de me serrer tout contre lui, sourit et se souvient mamie. »


C.R. Papillonne. 

Par Pom&Papillone
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