Un matin d'hiver
Un matin d'hiver, il me regarde, me tend la main.
Douce, étrange, amoureuse,
Elle prend la mienne, la caresse, l'observe et s'en emparre.
On marche dans le silence, parmi les ombres et les on dit.
On nous dévisage, on nous sourit, on s'en moque nous aussi.
Main dans la main, petit à petit, la rue s'agrandit.
Devant nous défilent des chars, des bonjours, des au-revoirs.
Derrière nous se tournent les regards, indécis, les yeux noirs.
Mais qu'importe le destin,
qu'on le jette au hasard.
Qu'on emporte ce venin
Et qu'on largue les amarres
Ne compte pour moi que cette main,
cette paume et ce coeur qui battent
Elle m'entraine, m'enserre et m'aime
Et peu importe où elle me mène
pourvu que toujours elle me tienne.
PN pom'