Mercredi 21 janvier 2009

A chacun son prénom

 

 

Toi, enfant, tu as bien un prénom ? Eh bien moi aussi qui écrit ce conte. Savais-tu que le petit lapin, l’oiseau et la lune avaient une histoire et que c’est pour cela qu’ils ont un certain prénom ? C’est grâce à ce récit que tu vas mieux connaître mes personnages.

 

Lorsque le petit lapin est né, il avait une queue en pompon, de longues et belles oreilles et un pelage parfaitement blanc. La maman s’inquiétait car elle ne savait pas comment l’appeler malgré de longues réflexions. Très inquiète, elle se confia à son mari : « Oh Chéri, ce lapin est né et nous ne savons toujours pas comment le nommer.

-          Mais Ma Lapinette, je crois qu’il suffit de le regarder et de voir ce qui ressort le plus chez notre nouveau né. Tiens, regarde, il a de très belles oreilles, mais je ne pense pas qu’on puisse l’appeler Oreilles. Oh ! Mais observe plutôt sa drôle de queue.

La maman enchantée coupa la parole du papa et s’exclama :

-          Mais oui, sa queue est bien amusante, on dirait… on dirait un pompon !

-          Exactement, continua le mari, le crois que nous avons trouvé comment appeler notre petit. N’es-tu pas d’accord ?

-          Oh si bien sûr ! Pompon est maintenant le prénom de notre fils. N’est-ce pas Pompon ?fit-elle. »

Le lapinet, en entendant ce mot sourit et sut que c’était à lui qu’on parlait. Depuis ce jour, le petit lapin est connu sous le nom de Pompon.

 

Maintenant, passons à l’oiseau. Quand il fut sorti de son œuf, le papa s’était beaucoup dépêché pour trouver de la nourriture. Mais quand il fut revenu l’oiseau le gronda de n’être pas allé assez vite. Quand il mangea son ver de terre, il se plaignit que ce n’était pas assez bon. La maman était désespérée et dit à son mari : « Notre fils est bien difficile, nous lui apportons un beau ver de terre, bien gros pour qu’il n’ait plus faim et voilà qu’il nous dispute.

-          Cela est bien vrai, soupira le papa, je me suis beaucoup démené pour cet asticot. Il va nous falloir du courage pour élever ce ronchonneur de fils.

-          Je suis bien d’accord, et je crois… je suis même sûre d’avoir trouvé comment l’appeler : Ronchonchon pour son mauvais caractère.

-          Oh que ce prénom est bien trouvé ! s’exclama le mari. Vu comme c’est parti, il va être ronchonneur toute sa vie. »

Et voilà, c’est comme ça que les parents du petit oiseau trouvèrent aussi facilement le prénom de Ronchonchon.

 

Il ne nous reste plus que madame la lune. Pour elle aussi ce fut assez simple. Comme je l’ai dit dans ma première histoire, la lune est toujours présente dans le ciel, aussi bien le matin que le soir et la nuit. Lorsqu’il fait jour et que le ciel est bleu avec quelques nuages, eh bien, quand le temps est comme ça, les nuages, pour l’amitié qu’ils portent à la gentille lune, se mettent tout autour d’elle de façon à ce que cela forme une Pâquerette. Et tous ses amis, tous ceux qui la connaissent bien la prénomment Pâquerette.

 

 

FIN


C.R. Papillonne.

Par Pom&Papillone - Publié dans : contes
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Lundi 27 avril 2009
Do ré mi



"Sonnate
D'un temps perdu
J'ecoute,
Pensif,
Un Do Ré Mi.

Flute de pan, PIano à queue, violon d'ingre
Et autres instruments
Tous fanfaronnent, percussionnent
Et jouent dans le vent.

Dans les airs vadrouillent les notes
Blanches, noires, bleu
Bulles de savons
Coeur de la mélodie.

Là sur le balcon
Je note et donne le ton
Au sol,
Tout est mis,
Et de Fa en ré,
Je perd les clés

Toutes s'envolent,
Valse, tango et rapsodie
Un pied par ici, une fugue par là

On danse, on chante,
Dadediladou
Voilà la folle farandole
De l'orchestre fou

Tournons en ronde,
Plongeons dans l'onde

Au son des cordes et des partitions
Nous voilà,
Sur la route jaune à danser la salsa
Toi le robot, vous l'homme de paille et moi le lion

En coeur,
Marchons,
De brique en briques
De Si, de la

Viens avec nous l'ami
Avec ou sans soulier
Auditionner
Sur le chemin de la vie."

PN.
Par Pom&Papillonne - Publié dans : Naissance au crépuscule
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Lundi 4 mai 2009

Un matin d'hiver


Un matin d'hiver, il me regarde, me tend la main.
Douce, étrange, amoureuse,
Elle prend la mienne, la caresse, l'observe et s'en emparre.

On marche dans le silence, parmi les ombres et les on dit.

On nous dévisage, on nous sourit, on s'en moque nous aussi.

Main dans la main, petit à petit, la rue s'agrandit.

Devant nous défilent des chars, des bonjours, des au-revoirs.
Derrière nous se tournent les regards, indécis, les yeux noirs.

Mais qu'importe le destin,
qu'on le jette au hasard.

Qu'on emporte ce venin
Et qu'on largue les amarres

Ne compte pour moi que cette main,
cette paume et ce coeur qui battent
Elle m'entraine, m'enserre et m'aime
Et peu importe où elle me mène
pourvu que toujours elle me tienne.

PN pom'

Par Pom&Papillonne - Publié dans : Naissance au crépuscule
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Lundi 4 mai 2009
Rêves de filles

"A quoi rêvent les jeunes filles?

A une vie de princesse, faites de chateaux de cartes et de jardins en carton pâte
Des diadèmes de pierres précieuses qui siègent sur leur front d'albâtre
Autour du cou se mêlent des perles, des agathes et autres billes
A leur doigts une série de bijoux, de cailloux et de pierres qui brillent.

Dans leurs songes, une hymne qui les fait danser et valser
Dans des salles aux lustres qui saluent leurs majestés
Des parterres, des mondains, des nobles et des courtisans
Sur des tapis rouges, devant des tapisseries et des plumes de faisans

Dans leur main, celle du prince, un jeune homme charmant,
Bien vêtu, maximum vingt cinq ans,
Dent blanche, un sourire à s'en pâmer
Un hercules, un apollon, un héros oublié.

Point du tout.

Ces rêves appartiennent au passé, à l'ennui
A un temps où la magie faisaient encore vibrait.
Où la romance s'accordait avec la poèsie
Un temps où l'on croyait encore aux contes de fée

Aujourd'hui dans leur sommeil, des MSN, SMS, MP3.
Une vie faites de majuscules, une vie en minuscule.

Des journées à cent à l'heure, de mille et un labeur

A peine levée, déjà blasée,
Une matinée faites de corvées
Bien loin de celles de cendrillons et ses souliers.

Il n'y a plus de prince pour les délivrer,
Elles restents prisonnières de leurs  tours et des sommets
Il n'y a plus de prince pour les embrasser
Les faire s'éveiller de leurs cercueils de verre.
Car ces espoirs, ces rêves secrets, appartiennent à hier.

Aujourd'hui, ce soir, les jeunes filles ne rêvent plus.
Elles n'ont plus besoin d'être secourues.
Elles ne sont plus enfermés dans de lugubres donjons
Mais retenus dans une vie monotones, obscure prison,
Pas de princesse, seulement un dragon."

PN Pom'
Par Pom&Papillonne - Publié dans : Naissance au crépuscule
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